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Nelly Sachs, « Énigmes ardentes » (jeudi, 30 avril 2026)

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« Le temps vide est toujours

affamé

de cette épitaphe de l’éphémère —

Dans l’étendard de la nuit

enroulé avec tous les miracles

nous ne savons rien

si ce n’est que ta solitude

n’est pas la mienne —

Peut-être qu’une couleur verte réalisée en rêve

ou

un chant

d’avant-naissance sauront luire

et du pont-des-soupirs de notre langue

nous entendrons le murmure secret des profondeurs — »

1963

 

Nelly Sachs

Partage-toi, nuit

Traduction de l’allemand et postface de Mireille Gansel

collection Der Doppelgänger, Verdier, 2005

14:24 | Lien permanent | Tags : nelly sachs, énigmes ardentes, mireille gansel, der doppelgänger, verdier