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  • Colette, « Noël »

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    « L’aimez-vous au balcon ? L’aimez-vous aux tisons ? L’aimez-vous humide et doux, gris-bleu comme le ramier, ou glacial comme un sorbet ? Ne le voulez-vous pas blanc, d’un blanc sourd, épais, ramillé de noir ? Nous verrons bien. Fêtons Noël comme il viendra, et ne ronchonnons pas. L’essentiel est de le fêter. La fête est un état d’esprit. Noël partout s’est nourri de symboles : nous ferons cette année comme Noël, et aux symboles nous ajouterons ce dessert doux-amer : la poignante, l’impérissable saveur du souvenir. Ouvrons, tout grands, nos souvenirs. »

    Colette

    Belles saisons

    Flammarion, 1955

  • James Sacré, « Des objets nous accompagnent (ou l’inverse) »

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    © Michel Durigneux 

     

    « Un jour le désir d’écrire se trouve pris dans un engrenage de misère et de merveilles. Le désir d’écrire sait-on vraiment ce que cela veut dire ? Écrire comment, sinon comme cela vient quand on commence ? Et pour aboutir à quoi ? on ne le sait jamais à l’avance. Entre penser dans le malaise à ma guenille et recevoir en mes sens et ma rêverie ce qu’on pourrait nommer la beauté du monde il faudrait quelque impulsion précise pour orienter ce désir d’écrire. Quelque chose comme un titre par exemple, un titre provisoire évidemment car même si à la fin du livre je le retiens je l’aurai ressenti comme provisoire jusqu’à ce moment-là. Mais souvent rien qui soit donné. Écrire aligne pourtant des mots. On ne sait pas si cet énigmatique désir y trouve de quoi s’apaiser ou de quoi durer dans plus ou moins de bonheur ou de frustration. »

    James Sacré

    Des objets nous accompagnent (ou l’inverse) 

    Collection “To”, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 2025