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jeudi, 17 avril 2008

William Shakespeare

988896814.jpgSonnet LXVI
 
« Lassé de voir, je crie, vers la mort reposante : voir le mérite né en état mendiant, voir la chose de rien jovialement accoutrée, voir la plus pure loyauté trahie méchamment,
Voir les honneurs dorés honteusement placés, et la vertu des filles violées grossièrement, voir la juste perfection injuste dégradée, et voir la force par voie boiteuse évincée,
Voir l’art fermer la bouche sous l’autorité, et la doctorale folie donner ses ordres au talent, et la simple vérité passer pour stupidité, voir le Bien captif, au service du Mal, commandant.
Lassé de voir — je voudrais m’en aller — si ce n’est que mourir laisserait seul l’aimé. »
William Shakespeare
Sonnets
version française de Pierre Jean Jouve
Mercure de France, 1969, rééd. Poésie/Gallimard, 1975

16:37 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent

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