mardi, 29 décembre 2009
Mon cœur au soir
Le soir on entend le cri des chauves-souris,
Deux chevaux galopent dans la prairie,
L’érable roux frissonne.
Le promeneur voit paraître la petite auberge au bord du chemin.
Délicieux, le goût du vin jeune et des noix,
Délicieux, le vertige de l’ivresse dans l’obscure forêt.
À travers de noires futaies résonnent des cloches douloureuses.
Et des gouttes de rosée tombent sur mon visage.
Georg Trakl
Rêve et folie & autres poèmes, traduction Henri Stierlin
(suivi d’un choix de lettres traduites par Monique Silberstein)
Éditions Héros-Limite, 2009
15:47 Publié dans Écrivains | Lien permanent | Envoyer cette note






Commentaires
J'espère que vous ne m'en voudrez pas, j'ai vous ai piqué ce merveilleux poème de Trakl pour le mettre sur mon blog...
Ecrit par : François Matton | jeudi, 07 janvier 2010
Répondre à ce commentaireJe suis heureux que vous l'ayez piqué cher François. Je vous ai déjà emprunté un dessin (si vous regardez bien ici) et vous êtes en lien. J'ai même songé à un de vos dessins pour la couv. d'un de mes prochains livres. J'en profite, j'aime particulièrement votre petit dernier "Autant la mer" que ma femme a eu la délcate attention de m'offrir. Bien à vous.
Ecrit par : Claude | jeudi, 07 janvier 2010
Répondre à ce commentaireJ'ai bien vu ce matin que j'étais en lien ici, j'en suis très honoré, mais je n'ai pas encore découvert le dessin que vous m'avez emprunté. Je vais chercher. Ce sera avec plaisir (et avec plaisir également que je vais vous mettre dans mes liens).
Très heureux que "Autant la mer" vous plaise...
N'hésitez pas à demander mon secours pour une prochaine couverture, je m'en fais d'avance une joie.
Ecrit par : François Matton | jeudi, 07 janvier 2010
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