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lundi, 05 novembre 2012

Anne-Marie Albiach, « Le double »

anne-marie albiach, bernard noël, flammarion

a/     l’absence dans les degrés, l’excès du corps : il disparaît. Hors texte il donne lieu à l’instance de l’accident, à la pliure, elle efface le mouvement de lecture par la traverse d’une pause de papier excédé : un geste prévoit l’issue, l’“exécution” génitale remonte les dates en sens hiérarchique — il s’agit de la terre, gradins, marches hexagonales, issues de l’angle avant toute blancheur à porter sous le nom que dénonce le chiffre Suspendu dont l’absence dans le lieu vertical désigne le sens “clôture” l’instant du corps qui “… ne tombe pas” : l’horizon graduel dénonce l’italique elle a toujours froid depuis…

 

 

 

 

 

b/      positif, espace : donnée

la masse soutient une diagonale, se creuse dans la coupure vers le mouvement sectionné en libre cours du sujet qui s’abstrait, l’objet immédiat pénètre la lumière ; l’absence de l’objet mène à son détour, la dalle notifie ses degrés au premier plan daté

 

 

 

 

 

l’Objet.     entre parenthèses, il exécute l’attrait à la terre Le sol se dissout, il résout l’équation de la disparité Un pas dans le froid avait-il suscité une image, telle “fragilité” alors qu’il disparaîtrait innervé de chaleur et de froid Se prend répétitif le sujet qui s’absente et devient objet : élaboré à cet “entretien de la surface”, tremplin labial, il s’énonce empreint à l’extrême de la corporéité Les outils arpègent le sens de la disparition, la distance donne le lieu géographique : la pierre suggère une fiction, support attentif Le texte se lit dans la désignation de la main ; balbutiements à son élaboration, une page double l’absence et la présence ; alternativement le sujet et l’objet deviennent cette “épaisseur” de livre et se réduit-il au geste qui lui rend l’identité, corpus en excès sur lequel le “doigt” accentue la pliure sans cesse récidivée : labeur liquide « dans la bouche ÷ de pleine terre” »

 

 Anne-Marie Albiach

 Mezza Voce

 Coll. Textes dirigée par Bernard Noël

Flammarion, 1984


La voix d’Anne-Marie Albiach lisant Mezza Voce :http://mediamogul.seas.upenn.edu/pennsound/authors/Albiac...

Merci à Angèle Paoli pour le lien.

Anne-Marie Albiach, née en 1937, est morte hier dimanche. Quel sale automne.

 

Commentaires

un renvoi à une notice américaine et au document d'archives sonores effectué les 29 et 31 juillet 2000 (et non pas 2001) par Jonathan Skinner. Cette note fait référence aux importants travaux réalisés aux Etats-Unis sur l'oeuvre d'Anne-Marie Albiach.
http://jacket2.org/commentary/anne-marie-albiach-1937-2012
Amicizia
AP

Écrit par : Angèle Paoli | mardi, 06 novembre 2012

merci chère Angèle je copie le lien dans la page.

Écrit par : claude | mardi, 06 novembre 2012

Les commentaires sont fermés.