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vendredi, 04 juillet 2014

Ishikawa Takuboku, « Fumées »

takuboku.jpg

 

« Joie, l’eau ruisselle de la pompe

un bref instant

je vois l’élan de ma jeunesse

 

Je levais la tête au ciel pur

l’envie me prenait de siffler

je faisais ma joie de siffler

 

Quand tombaient les fleurs

j’étais le premier à sortir

vêtu de blanc

 

Comme une pierre

dévale la pente

je suis arrivé à ce jour-ci

 

Dès le réveil la tristesse

– mon sommeil

n’est plus paisible comme autrefois

 

Le vert tendre des saules

en amont de la rivière

je le vois comme à travers des larmes

 

Je me suis tourné vers la montagne

sans un mot

les montagnes du pays sont admirables »

 

Ishikawa Takuboku

Fumées

Traduit du japonais par Alain Gouvret, Pascal Hervieu et Gérard Pfister

Arfuyen, 1989

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