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jeudi, 01 juin 2017

Éric Poindron, « Comme un bal de fantômes »

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DR

 

LES JOURS RACCOURCISSENT

 

« Même morte je reviendrai forniquer dans le monde. »

Joyce Mansour

 

« Baudelaire avait une obsessionnelle et sainte peur

de ne jamais mourir

et de connaître le désespoir suprême

jusqu’à la nuit des temps ;

en écho conceptuel, Jean Starobinski imagina la notion

d’“immortalité mélancolique”,

où quand le spleen,

porté à son comble,

sait ou croit savoir que la mort

n’y changera décidément jamais rien.

 

Il n’y a guère Isaac Bashevis Singer,

l’écrivain qui conversait avec les fantômes,

dit un jour à l’immense critique Edmund Wilson

qu’il croyait en l’existence d’une forme de survie

après la mort.

Wilson, sceptique et définitif,

répondit que la survie ne l’intéressait guère.

Non, non, ça suffit comme ça, merci.

Singer rétorqua

définitif à son tour

“Si une survie a été prévue, vous n’aurez pas le choix de toute façon…”

 

La vie peut être taquine mais c’est une sacrée complice. »

 

Éric Poindron

Comme un bal de fantômes Camaraderie & chemins chuchotés

Préface de Jean-Marie Gourio

Coll. Curiosa & cœtera, Le Castor Astral, 2017

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