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jeudi, 28 juin 2018

Li Qingzhao, « Sheng Sheng Man »

800px-Liqingzhao.jpg

Zhao Bingzhen, Musée du Palais, Pékin

 

« Chercher chercher,

seule seule toujours,

triste triste toujours.

Tantôt chaud tantôt froid :

guérir est difficile.

Avec deux ou trois verres de vin doux,

comment résister à la violence du vent nocturne ?

Des oies sauvages passent :

chagrin renouvelé,

voilà de vieilles connaissances.

 

Terre jonchée de chrysanthèmes,

corolles desséchées.

Qui voudrait en cueillir encore ?

À la fenêtre toute seule,

comment tuer le temps jusqu’à la nuit ?

Platane sous la pluie fine,

la nuit tombe, dian-dian, di-di*.

C’est comme ça :

en un seul mot : chagrin. »

 

* goute à goutte

 

Li Qingzhao – 1084-1151

In Poèmes à chanter Tang & Song

Traduits et présentés par Yun Shi & Jacques Chatain

Coll. Morari, éditions Comp’act, 1988

un autre poème de Li Qingzhao sur ce blog : http://www.unnecessairemalentendu.com/archive/2016/02/08/...

lundi, 08 février 2016

Li Qingzhao, « Le printemps est venu »

singe.jpg

pour saluer le Nouvel An chinois – fête du Printemps

année du Singe de feu

 

« Le printemps est venu jusqu’à ma cour.

   Tendre est le vert des herbes.

Les boutons rouges des pruniers,

   à peine éclatés,

sont près à s’épanouir.

Les nuages bleus s’estompent

   en poussière de jade.

Je m’attarde à mon rêve de l’aube :

Je brisais avec toi

   la cruche printanière.

 

Les ombres des fleurs s’alanguissent

   et se posent sur les portes.

La lueur pâle de la lune s’étale

   sur le rideau translucide.

Un si beau soir !

Deux fois en trois ans,

   tu as manqué le printemps.

Reviens, reviens vite !

Et jouissons de celui-ci

   jusqu’au fond de nos cœurs ! »

 

Li Qingzhao (1084-1151 ?)

Les fleurs du cannelier

Traduit du chinois par Zheng Su

Interprété et présenté par Ferdinand Stoces

Ophée / La Différence, 1990