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dimanche, 09 mai 2010

Laure

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Un fragment de texte érotique

« Que la vie primitive donne aux êtres la possibilité de l’extase. ».

– décision du crime : « Ses yeux étaient comme des étoiles, on se serait cru à l’église ».

– Le crime accompli : la vengeance et l’amour, sang et sperme.

– « nous sommes au sommet de la montagne », « la montagne nous écrase ».

– rapidité d’un « roman policier », les sentiments et l’analyse psychologique.

– êtres humains, en chair et en os

– continuer

oui : il le faut pour moi et les autres,

pour éclaircir le malentendu

dire tout,

arrêt subit et reprise

sous une autre forme

d’un journal rétrospectif.

* * *

Dernier poème

Je l’ai vue

Je l’ai vue – cette fois je l’ai vue

où ? à la limite de l’aube

et de la nuit

l’aube du jardin

la nuit de la chambre

avec un sourire qui craque

une patience d’ange

elle m’attend

Et je le sais bien

Puis d’une voix lointaine

elle m’a dit

Ah mais non

Tu ne deviendras pas folle

Entends-tu, tu ne te conduiras pas comme cela,

Tu feras ceci et cela. Elle parlait sans que je comprenne plus rien

Je la suivais malgré moi

Dans un froufrou de soie une robe à traîne avec beaucoup de volants qui rebondissaient sur chaque marche.

elle a disparu

brillante bruissante

par un escalier étroit

et délabré

En haut

c’était le rayon d’hommes, des milliers de vêtements

Une pièce toujours fermée, surchauffée

Seule présente vivante

elle

elle parcourait les espaces vides entre les mannequins

portant tous son masque

Laure (Colette Peignot), Écrits

Texte établi par Jérôme Peignot et le collectif Change

Jean-Jacques Pauvert, 1977, rééd., 1985

16:31 Publié dans Écrivains | Lien permanent

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