UA-62381023-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 01 octobre 2010

Al Berto

al berto_foto.jpgChromo

 

nous arpentons le monde
en expérimentant la mort
des cheveux blancs des mots
nous traversons la vie avec le nom de la peur
et la consolation de quelque vin pour nous soutenir
l’urgence d'écrire
on ne sait à qui

le feu la sève des plantes infectées par les astres
la vie polycopiée et distribuée ainsi
par le biais de la langue… gratuitement
l’amère saveur de ce pays contaminé
les taches d'encre sur la bouche blessée des tigres de papier

tandis que je dors à la vitesse des pipelines
j’ébauche des chromos pour une collection de rêves lunaires
et au réveil… l’incohérente ville éprouve de la haine
envers celui qu’elle devrait aimer

le temps s’égoutte dans la musique silencieuse de cette mer
ah mon ami… comme j’envie cet après-midi de feu
où il te plaisait de mourir et de rentrer

Al Berto

Salsugem

Traduit du portugais par Michel Chadeigne & Ariane Wikowski

L’escampette, 2003

12:50 Publié dans Écrivains | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.