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samedi, 13 février 2016

Li Po, « Buvant seul sous la lune »

Li Po.jpg

Li Po, portrait imaginaire par Liang Ka, XIIIe siècle

 

Deux traductions d'un même poème

 

« un pichet de vin au milieu des fleurs,

je bois seul, sans compagnon

levant ma coupe je convie la lune claire

avec mon ombre nous voilà trois

la lune hélas ! ne sait pas boire,

et mon ombre ne fait que me suivre

compagnes d’un moment, lune et ombre,

réjouissons-nous, profitons du printemps

je chante, la lune musarde

je danse, mon ombre s’égare

encore sobres ensemble nous nous égayons

ivres chacun s’en retourne

mais notre union est éternelle, notre amitié sans limite

sur le Fleuve céleste là-haut nous nous retrouverons

 

Li Po

Buvant seul sous la lune

Poèmes traduit du chinois par

Cheng Wing fun & Hervé Collet

Moundarren, 1998

&

 

« Pichet de vin posé parmi les fleurs.

Boire tout seul privé de compagnon.

Levant ma coupe, je salue la lune

Nous sommes trois : elle mon ombre et moi.

La lune cependant ne sait pas boire

L’ombre non plus qui m’a toujours suivi.

Mais buvons à mon ombre et à la lune

C’est l’éphémère joie de ce printemps.

J’entonne un chant – la lune suit mon rythme

Je danse l’ombre danse au même pas.

L’éveil et la joie pure d’être ensemble.

L’ivresse dissipée chacun se quitte.

Errants à tout jamais liés et seuls

Les retrouvailles dans la Voie lactée. »

Ombres de Chine

Douze poètes de la dynastie tang (680-870) et un épilogue

Choix, traduction et commentaire André Markowicz

Inculte / dernière marge, 2015

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