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  • Tu Long, « Propos détachés du Pavillon du Sal »

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    Anonyme, Portait d’un lettré. Peinture, couleurs sur soie. XIe siècle, dynastie des Song du Nord. Musée du Palais, Taipei

     

    « Se pencher sur son reflet solitaire dans un étang et s’amuser à regarder les poissons agitant l’eau de leurs bonds.

    Suivre dispos et nonchalant les détours d’un sentier et voir soudain une pousse d’orchidée sortir de terre.

    La perfection existe dans l’infime et le plaisir n’en est que plus fort.

     

    Épanouir ses talents et ses vertus comme de jeunes fleurs, jardin printanier sous une brise ensoleillée.

    Porter ses cheveux blancs comme un arbre ses feuilles rougies, forêt automnale au paysage encore plus somptueux. »

     

    Tu Long – 1542-1605

    Propos détachés du Pavillon du Sal

    Traduits du chinois & présentés par Martine Vallette-Hémery

    Séquences, 2001

    http://www.alidades.fr/sequences.html

  • Tu Long, « Propos détachés du Pavillon du Sal »

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     « Une table nette et une claire fenêtre, de l’encens et du thé, à l’occasion quelques propos sur le Chán* avec un moine vénérable.

    Des espaliers et un potager, un soleil tiède et un vent léger, le loisir d’écouter quelqu’un parler de tout et de rien.

     

    En vieillissant on sait que tout est joué, peu importe que les gens aient tort ou raison.

    Et au printemps on n’a plus qu’une affaire, voir les fleurs éclore et se faner.

     

    Aucune chose n’est impérissable, encore moins notre corps, ce balourd sac de peau.

    Tout ce qui a forme la perdra, mais a-t-on jamais vu un ciel décomposé ? »

     

     Tu Long**

     Propos détachés du Pavillon du Sal

     traduits du Chinois & présentés

    par Martine Vallette-Hémery

     Séquences, 2001

     

    *Chán : méditation silencieuse dans le bouddhisme mahāyāna, d’inspiration taoïste, né en Chine au Ve siècle

    ** (1542-1605)