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vendredi, 18 septembre 2020

Wang Wei, « La rivière bleue »

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Shitao, Au pied des Monts Jinting, vers 1670

 

« pour me rendre dans la vallée des Fleurs jaunes,

j’emprunte la Rivière bleue

je longe les montagnes, dix mille tournants,

la distance parcourue est à peine de cent li

dans le vacarme au milieu d’un chaos de rochers,

la couleur apaisante des pins denses

flottent, tanguent les châtaignes d’eau

clairs, immobiles, luisent les jeunes roseaux

mon cœur depuis toujours est serein,

comme la rivière limpide

ah ! rester là sur un grand rocher,

avec une canne à pêche à finir mes jours »

 

Wang Wei

Le plein du vide

poèmes choisis, traduits du chinois et présentés par Cheng Wing fun & Hervé Collet

Moundarren, 2008, réédition, 2016

https://moundarren.com/livre/wang-wei/

 

pour Marie-Hélène Lafon &  la Santoire

Commentaires

Wang Wei, mon préféré. Il a aussi écrit une sorte de traité de peinture des paysages qui est une collection de sortes de poèmes en prose

Écrit par : Gil Jouanard | vendredi, 18 septembre 2020

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