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lundi, 09 juillet 2018

Haizi, « Maison »

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DR

 

« Tu as au matin fait tomber

une première goutte de rosée

pour sûr, cela touchait à ton amour

à midi, quand tu as fait boire les chevaux

tu t’es tenu un instant sous un jeune rameau

et cela aussi touchait à elle

et dans la lumière du soir

tu es assis dans la maison, sans bouger

et cela encore touche à elle

 

tu ne peux pas le nier

 

l’immense soleil se retire, sable et boue se confondent,

détale le vent fou,

ciel et terre de pluie détrempés sanglotent sans fard ni feinte

et la maison d’amour est tendrement assise

elle recouvre une mère, elle recouvre un fils

 

te recouvre et moi aussi »

1985

 

Haizi – Zha Haisheng, 1964-1989

Traduit du chinois par Romain Graziani

In Le ciel en fuite – Anthologie de la nouvelle poésie chinoise

Édition établie par Chantal Chen-Andro & Martine Valette-Hémery

Circé, 2004

http://www.editions-circe.fr/livre-Le_ciel_en_fuite_%E2%8...

samedi, 16 juin 2018

Zheng Chouyu, « Village aborigène »

2_Zheng_Chou_yu.jpg

DR

 

« Ma femme est un arbre, moi aussi ;

mais ma femme est un bon métier à tisser,

sa navette-écureuil tisse des nuages arachnéens,

ces nuages, là-haut, sont ceux qu’elle aime tisser

 

et moi, j’espère bien que mon unique tâche

sera de faire sonner dans ma poitrine

la cloche d’une école

puisque j’ai atteint l’âge…

où les piverts se posent sur mon bras »

1962

 

 

Zheng Chouyu

in Le ciel en fuiteAnthologie de la nouvelle poésie chinoise

Édition établie et traduite par Chantal Chen-Andro & Martine Valette-Hémery

Circé, 2004

http://www.editions-circe.fr/livre-Le_ciel_en_fuite_%E2%8...