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mercredi, 21 août 2019

Julien Nouveau, Caroline François-Rubino, « d’ombres, d’eau et de sel »

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« L’histoire que je t’avais demandée, je ne suis pas sûre d’en avoir entendu les premiers mots. Je sais pourtant qu’elle parlait d’un retour de baignade, d’une cascade moins tonnante que prise à dire les chuchots de l’eau. De cette journée qui ne finissait pas de s’épuiser, je n’ai pas même entendu les premiers mots, glissant vers mon sommeil. Pourtant je sais que tu me l’as racontée, plusieurs heures durant, soucieux de ne pas me réveiller ; heureux d’en suivre le cours. Heureux de me savoir endormie, heureux de profiter encore un peu de ce moment de veille, qui précédait celui de notre sommeil.

 

Toi, de pierre, d’eau et d’un peu de sel, moi de vapeurs, de ciel et d’un peu de verre, nous tenions à un fil, à la grâce d’une heure de nuit propice. Un déplacement de lumière, un soleil dur venu contre son heure, un silence encombré sur le pavé de notre ciel, impatient quand nous nous offrions à l’éternité d’un instant, aurait-il suffi à nous rompre. Nous tenions à un fil, ténu mais de fer, immortel, tant que nous le voulions ainsi. »

 

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Julien Nouveau

d’ombres, d’eau et de sel

peinture de Caroline François-Rubino

Lanskine, 2019

mercredi, 30 mai 2018

Michaël Gluck, Caroline François-Rubino, « Sur l’aube d’un ciel taché d’encre »

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« janvier

[…]

28

j’apprends peu à peu

à m’effacer dans le poème

 

29

resteront peut-être

quelques murmures d’encre

 

30

pupilles nos poupées se noient

dans l’encre noire des regards

 

31

tenir chaque matin

un monde entre deux lignes »

 

Chaque matin, du 29 août 2013 à fin août 2014, Michaël Gluck a écrit un distique. Caroline François-Rubino a ensuite fait un dessin pour chaque page du livre édité en janvier 2018. Cette page, complète, recopie la fin du mois de janvier 2014.

 

Michaël Gluck

Sur l’aube d’un ciel taché d’encre

Dessins de Caroline François-Rubino

Propos2éditions, 2018-05-29

http://www.propos2editions.com/

mercredi, 27 septembre 2017

Pierre Dhainaut / Caroline François-Rubino, « Paysage de genèse »

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« Obscur, l’horizon au fond de l’espace

puisque nous prétendons l’atteindre, mais rien,

rien ne s’éteint dans les yeux, dans la voix

de connivence : l’air n’a besoin que d’air,

pour eux il n’a pas de secret. »

 

pierre dhainaut,caroline françois-rubino,paysage de genèse,voix d'encre

 

Pierre Dhainaut / Caroline François-Rubino

Paysage de genèse

Voix d’encre, 2017

http://www.voix-dencre.net/spip.php?article332

 

samedi, 03 septembre 2016

John Taylor / Caroline François-Rubino, « Hublots »

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« ouvrir le hublot

 

ta main dans le vent

aussi sûre que n’importe quel œil

pour ce qui doit être vu

°

nulles pensées

de la fin

 

sauf celle-ci

°

ayant laissé

tout

 

derrière

 

la source bleue

°

contre le sommeil

tu scrutes au-dehors

 

du cercle céruléen

 

entouré

de bleu nuit

°

ces hublots

 

cette montagne

sur laquelle tu te souviens d’eux

 

ce gris qui bruine

sur les versants

sur la mer »

 

John Taylor

Hublots / Portholes

Peintures de Caroline François-Rubino

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Françoise Daviet

Bilingue

L’œil ébloui, 2016

http://www.loeilebloui.fr/