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lundi, 02 juillet 2012

Acheter en librairie, c’est la meilleure façon de soutenir localement l’emploi, l’économie et la culture.

27 juin  2012

 

COMMUNIQUÉ  DU SYNDICAT DE LA LIBRAIRIE FRANÇAISE

 

L’EMPLOI,  C’EST EN LIBRAIRIE


Face à la  déferlante médiatique autour de l’implantation d’une troisième plate-forme  d’Amazon en Bourgogne, le Syndicat de la librairie française tient à rappeler  quelques données :
 
- face aux  150 à 250 emplois permanents réellement créés par Amazon, la vente de livres  génère en France plus de 20.000 emplois dont 14.000 dans les seules  librairies indépendantes (rapport de branche 2011 I+C) ;
 
- à  proportions égales, la librairie indépendante représente une activité qui  génère deux fois plus d’emplois que dans les grandes surfaces culturelles,  trois fois plus que dans la grande distribution et, selon les chiffres de la  Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD)*, 18 fois plus  que dans le secteur de la vente en ligne !

- la  librairie est un commerce humain qui mise sur des femmes et des hommes  qui aiment les livres, les défendent et les connaissent comme ils connaissent  leurs clients « en chair et en os » ;
 
- pour  l’ouverture de sa plate-forme, Amazon a bénéficié d’aides publiques  conséquentes alors qu’un rapport sur « l’impact du développement d’Internet  sur les finances de l’Etat », disponible sur le site du Sénat, confirme  qu’Amazon, en rapatriant l’essentiel de son chiffre d’affaires au  Luxembourg (905 M€ sur 930 M€) échappe pratiquement totalement à l’impôt en  France. Il s’agit d’une concurrence déloyale au détriment des commerces  indépendants et de proximité qui génèrent bien plus d’emplois tout en  s’acquittant de leurs obligations légales.
 

Acheter  en librairie, c’est la meilleure façon de soutenir  localement

l’emploi,  l’économie et la culture.

 


Contact  presse : Guillaume Husson (01 53 62 23 10 ;g.husson@syndicat-librairie.fr <mailto:g.husson@syndicat-librairie.fr> )

*  Selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD), le  commerce en ligne représente, tous produits et services confondus, un chiffre  d’affaires de 31 milliards d’euros pour 34 000 emplois directs (informations  disponibles sur le site de la FEVAD :http://www.fevad.com <http://www.fevad.com> ).

 

11:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Tags : librairie, emploi, culture, économie

lundi, 12 septembre 2011

Denis Montebello : note sur "carnet des morts"

    Hui: une adhésion au jour mais timide, vaguement réticente. C‘est ainsi qu‘un ami dit oui, le libraire des Saisons à La Rochelle, un oui que j‘entends comme une trace, comme si l‘Argonne revenait avec lui et avec sa forêt, la grande forêt d‘enfance dont il fera, lui qui ne la connaît que par ouï-dire, sa guerre, qui écrira ses Pastorales de guerre.

     Lire et cueillir c‘est tout un, et c‘est ce que fait Claude Chambard dans son carnet des morts, il cueille les traces, les recueille, il met ses pas dans des vestiges, ses mots.  Ce sont les mots de l‘enfant : de celui qui ne parle pas et que le poète, des années après, essaie de rejoindre dans sa forêt.

     « J‘ai couru vers l‘enfant. Dans la forêt. Dans la forêt en travail.

       Dans la scène oubliée où j‘ai appris à écrire.

       Quittant mon père pour écrire.

       Écartant ma mère pour écrire.

    J‘ai couru vers l‘enfant qui courait vers l‘école. »

     Le temps retrouvé a parfois un goût délicieux, ou c‘est la boîte de Coco, cette « petite boîte métallique, ronde, qui contient une poudre marron clair ou jaune foncé (je ne parviens pas à me décider)  ou un coquillage orange ou fraise  que je lèche avec application »  qui réveille les années d‘or : de souffrance. Ces figures qu‘on disait absentes du paysage. Ce Grandpère qu‘on croyait à jamais enfoui avec ses phrases.

     « Je puis me souvenir, sans nostalgie, du temps où nous étions autre chose. »

     C‘est ce qu‘écrit Claude Chambard.

    C‘est aussi ce que se dit le lecteur ce carnet refermé. Quand il songe à ces routes qu‘il ouvre, à toutes ces routes qui ouvrent à la grande forêt.

Denis Montebello, 2 septembre 2011

 

Claude Chambard

cdm jpg.jpgcarnet des morts

15x19,5 ; 112 p. ; ill. ; 14 €

Dessin de couverture : François Matton

isbn : 978.2.915232.72.1

le bleu du ciel

BP 38 — 33230 Coutras

05 57 48 09 04

bleuduciel@wanadoo.fr

 

 

& aussi sur le même livre les chroniques de

Anne Françoise Kavauvea :

http://annefrancoisekavauvea.blogspot.com/2011/06/carnet-...

& d'Éric Bonnargent :

http://anagnoste.blogspot.com/2011/07/claude-chambard-car...


samedi, 09 avril 2011

Deux extraits du "carnet des morts"

sur Poezibao : http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/04/anthologie-p...

 

sur Littérature de partout : http://litteraturedepartout.hautetfort.com/archive/2011/0...

 

poezibao,littérature de partout,carnet des morts,claude chambard,mollat


quelques livres dans la vitrine de la librairie Mollat

 

vendredi, 01 janvier 2010

MMX

 

carte-de-voeux-2010.jpg

 

 

Avec ce petit conte d’Enrique Vila-Matas, je souhaite à chacun la meilleure année 2010 possible.



« Pensant à Madrid, j’ai imaginé qu’on y inventait la poudre de la sympathie malgré la loi sur le tabac – elle serait une sorte de râpé – et, au début, elle avait quelque chose de clandestin. La nouvelle invention était capable de transformer un pays entier. Celui qui la goûtait changeait immédiatement d’humeur, non seulement il souriait, mais en plus il devenait adorablement joyeux et sympathique, détendu, attentif aux opinions d’autrui : élégant, discret, intelligent, un vrai démocrate.
L’inventeur de la poudre de la sympathie faisait ses premiers essais et expériences sur les chauffeurs de taxi de Madrid, changeant en une semaine leur caractère de cochon, faisant d’eux des gens qui écoutaient avec une joie évidente de la musique classique ou des récitals de poésie. Leur sympathie était telle et leurs éclats de rire si bienfaisants que l’Espagne changeait de façon spectaculaire du soir au matin, parce que ces mêmes chauffeurs de taxi de Madrid transmettaient la révolution des œillets et le rire : un rire qui, par le truchement de la poudre magique, se répandait jusqu’aux évêques fondamentalistes et au personnel d’Iberia et finissait par pulvériser littéralement la malveillance traditionnelle des franquistes. Et tout le pays se gondolait. On n’écrivait plus de romans sur la guerre civile et il y avait une grande fête dans la vieille maison tragique de Bernarda Alba*.
La révolution se répandait en Espagne à partir de ses fondements les plus souterrains et contaminait le reste des citoyens. Le rire, c’est l’échec de la répression, entendait-on dire partout. Et des chauffeurs de taxi de Madrid et des commandants d’Iberia devenaient l’élite intellectuelle la plus importante d’Europe. Et tout le monde riait. Même les évêques espagnols. »


Enrique Vila-Matas
Journal volubile
Traduit de l’espagnol par André Gabastou
Christian Bourgois, 2009

* La Maison de Bernarda Alba (la Casa de Bernarda Alba), drame en trois actes de Federico García Lorca, 1936 (note du blogueur).

12:22 Publié dans Blog | Lien permanent

mercredi, 10 juin 2009

L'actu en patates, "Qu'est-ce qui pourrait faire gagner le PS", Martin Vidberg

abstention.1244571633.gif


http://vidberg.blog.lemonde.fr/

09:26 Publié dans Blog | Lien permanent

mardi, 23 décembre 2008

Un arbre

un-arbre.jpg
parce que j'aime tellement le travail de François Matton,
je le partage et vous invite ici

19:34 Publié dans Blog | Lien permanent

dimanche, 30 novembre 2008

entree ouest | salles de lecture

Guillin.jpgLorsque l'on tombe sur un des plus beaux sites qui soient... il faut le dire.
De cette façon je recopie la page... de cette façon je taille un diamant brut !

http://deborahheissler.blogspot.com/

 

"Vendredi 31 octobre 2008

Il pleut sur Xiangtan. Les nénuphars partent en vrac dans les bassins de l'université, la terre et les arbres sont imprégnés d'humidité. Saisi, quitté par de brefs sommeils, je ressens toujours mieux cette invasion de l'étendue.

Tout s'isole, se dépouille, se resserre sur soi-même dans le froid qui tombe, retrouve la gravité, la paix qui porte jusqu'à l'horizon, à la fois proche et tellement lointain.

Et si tout était d’un seul coup englouti dans la dévoration calme de ce bout du monde, et que plus jamais je n’avais besoin de partir ?"

 

ou pour une mise à jour :

 

"jeudi 11 juin 2009

ces choses toujours plus belles à la lisière des champs
à mesure plus noires - du jour

transition à la nuit, le ciel au-delà se détourne
difficile comme à saisir"

 

 

12:13 Publié dans Blog | Lien permanent

samedi, 22 novembre 2008

...

http://vidberg.blog.lemonde.fr/2008/11/22/la-vraie-photo-censuree-de-rachida-dati/

261-baguedati.1227306081.gif



12:49 Publié dans Blog | Lien permanent

mercredi, 11 juin 2008

100 blogs d'un coup d’œil

“Un monde en remplace un autre. La révolution actuelle, c’est le flux rss, qui permet de s’orienter dans la profusion, s’y déplacer par affinité, viralité. On avait déjà signalé ici l’apparition des pages univers de Netvibes. Voilà celle que je propose : 100 blogs à suivre d’un coup d’oeil. La page bien sûr sera affinée et complétée. On peut s’y abonner. On peut signaler d'autres blogs sur le forum. Et incitation aux derniers à se mettre enfin au rss... La page liens de tiers livre http://www.tierslivre.net/spip/ indiquera toujours les sites d’éditeurs, auteurs etc, qui en sont restés au temps du fixe.”
 
Bon.jpgFrançois Bon – à travers temps et espace, un ami cher, il est en lien sur ce blog depuis l'ouverture – nous fait l’honneur – cent nous sommes – de nous mettre dans ses 100 blogs à suivre : www.netvibes.com/tierslivre#le_tiers_livre
L’occasion pour ceux qui ne connaîtraient pas encore d’accéder à Netvibes http://blog.netvibes.com/fr/ et de s’y créer un univers disponible partout. Épatant.

13:47 Publié dans Blog | Lien permanent

lundi, 26 mai 2008

Autofiction ? Une page du jour.

Cet homme fut un monstre de lâcheté et d’ignorance.
Voilà ce qu’il a fait graver sur sa pierre tombale. Pierre noire et froide, pierre convenue, pierre imbécile de cimetière ni tout à fait pareille, ni tout à fait une autre, nous sommes identiques devant la mort répètent, reniflent, les bien-pensants de droite, de gauche, du centre et du reste…
¿ Por qué no te callas ?, a-t-il crié à son reflet, à son double inversé, dans la glace, ce soir d’un automne aussi lugubre que le fonds de la casquette d’un dictateur modèle courant.
Et sur cette plaque de granit lustré, noire comme la pierre idiote que l’on a posé sur la tombe de Marcel Proust au Père Lachaise à des fins de réfections, sur cette page d’un livre noir moins drôle qu’une page de Tristam Shandy, moins profonde qu’une encre lithographique, moins dure que le cœur d’un sans cœur, il se recueille sur lui-même. Vaguement. Il se recueille vaguement. Que se recueillerait-on sur soi-même sans craindre ses propres remarques, les pires car si elles ne font jamais très mal sur l’instant, elles durent souvent plus que celles des autres, les intrus, les faux-amis, les jesaistout, les chefs, les sous-chefs, les moinsquerien et les plusquetout… pareil, tout pareil, tous pareils.
J’aurais du la faire fabriquer en calcaire de Bourgogne, ça a tout de même une autre gueule, pense-t-il. Cet artisan auxois m’aurait gravé un beau Didot, ah merde, ça aurait ressemblé à quelque chose, à une page, voilà à une page, mais ça…
Je veux juste avoir la paix, pense-t-il. Pas des cachets roses ou des cachets bleus, pas des simulacres ou des contournements, pas des remèdes, pas des béquilles, pas des bons sentiments, pas des effusions, juste la paix sous la dalle.

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13:36 Publié dans Blog | Lien permanent