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vendredi, 04 février 2011

Un jour de fatigue

Des mots de James Lee Burke pour viatique afin de ne pas sombrer (?)

arton2152.jpg


“Qu’est-ce que je peux dire ? On vit une époque de malades. Tu veux mon opinion ? Ouvre donc quelques colonies pénitentiaires au pôle Nord, là où vivent les pingouins. Débarrasse-toi de tous ces salopards de merde et ramène-nous donc un peu de propreté avant que la ville tout entière ne se transforme en chiotte.”

 

James Lee Burke

Dans la brume électrique avec les morts confédérés

 Traduit de l’américain par Freddy Michalski

Rivages, 1999

13:58 Publié dans Écrivains | Lien permanent | Tags : burke, fatigue, pingouins

mardi, 25 janvier 2011

Jean-Pierre Ostende - Et voraces ils couraient dans la nuit

arton22832-bc6fe.jpgUn nouveau livre de Jean-Pierre Ostende à paraître le 2 février aux éditions Gallimard, voilà une bonne nouvelle.

Et voraces ils couraient dans la nuit.

En plus l'auteur s’est amusé à faire une bande annonce que l’on peut voir sur Dailymotion, histoire de donner envie.

En tous cas on attend avec impatience la sortie du livre.

http://www.dailymotion.com/video/xgh84n_jean-pierre-osten...

vendredi, 14 janvier 2011

Jean-François Bory : d'Annunzio

avec méthode mais « comme en vacances »

Jean-Francois Bory_La Touriale.jpg

 

Voici un joli petit livre dont chacun pourra tirer profit s’il a un tant soit peu de curiosité, d’humour, de goût pour la digression, la surprise, et la prose (re)tenue – c’est dire si elle est absolument débridée.
On ne présente plus Jean-François Bory qui, depuis longtemps, délivre du plaisir, de la dérision, et des raisons de croire encore aux pouvoirs de la littérature puisque aussi poète visuel soit-il, le récit ne l’a jamais abandonné – ou est-ce l’inverse – et voici qu’il nous en apporte une nouvelle preuve joyeuse bien qu’érudite. De D’Annunzio, donc il est question, mais aussi de Walter Scott, du monstre du Loch-Ness, de Francis Ponge, de Jules Renard, d’Ivan Messac, de traduction, d’un hôtel rococo au bord du lac de Garde, de plusieurs fiancées, de la Yougoslavie – et principalement de la recherche de la direction du château de Trsat –, du Vittoriale, d’un œil +un œil perdus… bref « de la vie, c’est-à-dire pour moi, de l’écriture ».
Problématique D’Annunzio ? Certes. Mais si on ne « s’intéresse à rien qu’à tout à la fois », le terrain est libre, la rive ferme, le ratage infini, et l’objet du mythe toujours repoussé d’être approché « avec méthode, mais “comme en vacances” ». D’ailleurs, il reste, à Jean-François Bory, plusieurs « façons » de rater un livre sur Gabriele D’Annunzio et c’est tant mieux.


Claude Chambard


Jean-François Bory
Dix-sept façons de rater un livre sur D’Annunzio
Spectres familiers
72 p. ; 12 € ; isbn : 978.2.909857.13.8

Pour la photographie de Jean-François Bory merci à Poésie Marseille

11:29 Publié dans Écrivains | Lien permanent

lundi, 10 janvier 2011

De seuil en seuil

Hier, Anne-Françoise Kavauvea a mis en ligne un article sur trois de mes livres. Non seulement sa lecture est d'une justesse rare mais elle lève quelques lièvres qu'elle a été jusqu'à maintenant la seule à voir courir, je l'en remercie. Une telle lecture du travail d'un auteur me semble suffisamment rare pour être soulignée. Et tous les articles d'Anne-Françoise Kavauvea sont du même tonneau. Je me dois donc de vous inciter à lire son blog le plus régulièrement possible.

http://annefrancoisekavauvea.blogspot.com/2011/01/claude-...

Tannhaüser+détail.JPG


10:43 Publié dans Écrivains | Lien permanent

samedi, 01 janvier 2011

Bonne année 2011 avec Emily Dickinson

Que tous mes vœux vous accompagnent au long de cette année nouvelle.

 

« Fais moi un tableau du soleil —
Que je l’accroche dans ma chambre.
Et fasse semblant de me réchauffer
Quand les autres s’écrieront “Jour” !

Dessine-moi un Rouge-gorge — sur une tige —
À l’entendre, je rêverai,
Et quand les Vergers ne chanteront plus —
Rangerai — mon simulacre —

Dis-moi s’il fait vraiment — chaud à midi —
Si ce ne sont des Boutons d’or — qui “voltigent” —
Ou des Papillons — qui “fleurissent” ?
Puis — omets — le gel — sur la prairie —
Omets la Rousseur — sur l’arbre —
Jouons à ceux-là — jamais n’adviennent ! »


Emily Dickinson
Y aura-t-il pour de vrai un matin, Cahier 9
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claire Malroux
José Corti, 2008

13:03 Publié dans Écrivains | Lien permanent

dimanche, 12 décembre 2010

Lionel Bourg, Comme sont nus les rêves, L'immensité restreinte où je vais piétinant

Bourg_Lionel.jpgLionel Bourg

Comme sont nus les rêves

Apogée

148 p. ; 15 €

L’immensité restreinte où je vais piétinant (poèmes)

suivi d’un entretien avec Thierry Renard 

La Passe du vent

128 p. ; 10 €

 

Lionel Bourg est un homme en marche. Depuis 1949. Même la fatigue ne l’arrête pas. La maladie, à peine. Il se contente de se calfeutrer un temps sous les toits – lézardés, crevassés mais classés – où il « campe entre des piles de bouquins et des monceaux d’objets hétéroclites » – de sa ville de Saint-Étienne (après son Saint-Chamond natal distant de 11 kilomètres) — au célèbre stade Geoffroy-Guichard, car on peut être poète et aimer le football et même en parler au Cameroun. Et puis il repart. N’écrit-il pas qu’il faut « se perdre au sein de sa propre stupeur ». Pourtant en voyage « l’angoisse le dispute au bien être ». Adolescent, il faisait halte dans des troquets, avec Antoine qui voulait rapidement craquer la jolie rondelette qu’avait amassée sur son livret de caisse d’épargne des parents qu’il ne supportait plus, espérant ainsi fuir son milieu originel. Aujourd’hui il les affectionne moins, l’âge venant et Nadja ne venant plus. Reste les parcs où flâner où regarder les gouttes tomber dans le bassin, où cueillir « une fleur dont les pétales se détachent aussitôt : il est amer le goût des baisers que l’on n’osa voler ». Reste la campagne à vaches et la visite aux momies deux, trois fois l’an – « j’ai le goût des pèlerinages » –, reste la Bretagne. Reste Elice Meng qui délivre ces personnages « de l’ombre où ils étaient ensevelis », reste Rebeyrolle, Lequier. Reste Pirotte, Josse et Michaël Glück  – « C’est de nécessité qu’il s’agit. » Reste la lettre de l’oncle « si triste, si pleine de chagrin et de mélancolie ». Reste Jean-Jacques, Villon, Rutebeuf et Nerval, Hölderlin, Larbaud, Ginsberg, Rimbaud, Baudelaire, Cendrars et Scève, reste Melville, reste Breton… « La poésie, dites, la poésie, qu’est-ce que c’est ? » Quand on est peu ou mal aimé, qu’est-ce que c’est, qu’est-ce que c’est…

« Je me souviens enfant des mots qui m’obsédaient » dit le premier vers d’un poème et cet autre « Comme les jours sont longs et longue cette attente ». Plus sombre que sa prose, la poésie de Lionel Bourg est d’un seul tenant, tirant à elle les poètes qui l’accompagnent. Poursuivre avec eux est une nécessité et, au fond, le seul viatique, le principal enjeu de ce grand livre.

« La poésie, dites, la poésie, qu’est-ce que c’est ? » Peut-être simplement la recherche d’« une phrase ultime un geste dérisoire quelque chose / d’indéfinissable vraiment… ». Toute l’œuvre de Lionel Bourg.

Claude Chambard

 

 

18:56 Publié dans Écrivains | Lien permanent

vendredi, 19 novembre 2010

Bernard Noël, 80 ans

Aujourd’hui, 19 novembre 2010,

Bernard Noël a 80 ans.

Excellent anniversaire Bernard.

 

b.noel-2.jpg« Sous ma porte, une lettre.

Une feuille bleue dans une enveloppe blanche.

C’est la lettre du 19. Je la reçois une fois l’an, et, par chance, quelqu’un l’a fait suivre cette année encore.

Où es-tu ?

Je t’écrivais : « ma petite âme », à cause de ton visage de mouette. J’ai perdu ta vue. Et tu parles maintenant de cette part de vie qui est trop belle pour être mal vécue,

   la vie, la vue

   et l’espace blanc,

   il ne se passe rien, et c’est tout.

Une chambre blanche… Comment dire ? nous étions suspendus dans cet espace blanc… un blanc qui faisait une voûte très haute, s’estompant à l’infini… et le ciel tombé infiniment blanc. Nous étions là, assis face à face, au pied d’un immense lit, dont la tête disparaissait dans la brume blanche… Et rien, sauf la vie si tendue qu’elle presse la peau à tel point que la voici devenue blanche… la vie extrême… le lien invisible.

Cette lettre, d’où venue ? je ne peux y répondre, aussi ressemble-t-elle au livre que je n’écrirai qu’en mourant, car il sera ma vie. Et le désir me vient de déranger cette dérangeante pensée n’importe comment. J’ouvre à ma droite et :

Rendre hommage à notre passé est le seul geste qui comprenne aussi l’avenir.

Celui qui parle ainsi est un livre auquel j’arrache aussitôt sa page, car le consultant de l’oracle rêve d’arracher la langue qui le gratifie afin de la conserver en l’état le meilleur d’elle-même. Ô langue, tu n’auras plus de bouche pour te trahir ! Et je la fourre dans ma poche, qui vaut bien, après tout, l’autre sac à paroles.

Je m’assieds.

Je vois le fleuve : l’image et son souvenir ne sont-ils pas séparés comme l’image et son reflet ? Mais le souvenir tire son image du temps, alors que le reflet descend dans l’épaisseur de l’eau.

Je voudrais penser quelque chose qui ne soit pas ce que peux penser.

Et laisser les livres fermés.

J’écris :

[…] »

 

Bernard Noël

Le 19 octobre 1977

Flammarion, coll. Textes, 1979

 

 

 

11:35 Publié dans Écrivains | Lien permanent

dimanche, 14 novembre 2010

Cœur d’oiseau dent de lion, Joël Cornuault

CornuaultCoeurDents.jpgEst-ce ainsi que l’on poursuit la tradition des troubadours en ce début de XXIème siècle ? Joël Cornuault serait-il un des derniers à encore et toujours chanter l’amour courtois ? Courtois mais décidé et sensuel. Mais pas l’amour de loin, pas de trop loin, même de très près.

D’un peu loin, par contre, les importuns, les empêcheurs de penser, de jouer, de jouir, les rabat-joie, « les pères fouettard / minables casseurs / de pattes aux canards », ceux qui pleurnichent, les aigres, les procéduriers, les faux culs, les parvenus de tout poils, ceux-là oui il les tient loin de son nid, de sa plume, de son cœur d’oiseau.

Mais elle, celle-là qui vibre, qui tourbillonne dans son cœur, celle là dont il ouvre les genoux, celle à qui il chante : « Quand tu me déplies tes ailes / m’offres ta voûte de plumes blondes / déploies ton cou / âme d’oiseau / j’ai faim de loup / cœur d’oiseau / j’ai dent de lion // à n’en plus finir. », celle là, oui, à bien de la chance, et peut être un peu plus même, un amant qui sait dire sa passion et l’explosion d’icelle.

Claude Chambard

 

Joël Cornuault

Cœur d’oiseau dent de lion

Dessins de Jean-Marc Scanreigh

28 p. ; 6 €

Pierre Mainard, 2009

14, place Saint-Nicolas
47600 Nérac
Tél. : 09 50 34 22 48
Fax : 05 53 65 93 92
Courriel : mainardeditions@free.fr

20:03 Publié dans Écrivains, Livre | Lien permanent

mardi, 09 novembre 2010

Paul Celan

220px-Celan_passphoto_1938.jpg« […] Car le poème n’est pas intemporel. Certes, il élève une exigence d’infini, il cherche à se frayer passage à travers le temps, – à travers lui et non par-dessus.

Le poème, en tant qu’il est une forme d’apparition du langage, et par là d’essence dialogique, le poème peut être une bouteille jetée à la mer, abandonnée à l’espoir – certes souvent fragile – qu’elle pourra un jour être recueillie sur quelque plage, sur la plage du cœur peut-être. Les poèmes, en ce sens là également, sont en chemin : ils font route vers quelque chose.

Vers quoi ? Vers quelque lieu ouvert, à investir, vers un toi invocable, vers une réalité à invoquer.

C’est de telles réalités qu’il en va, selon moi, pour le poème.

Et je crois que de tels cheminements de pensée ne marquent pas seulement mes propres efforts, mais aussi ceux d’autres poètes d’une génération plus jeune. Ce sont les efforts de celui qui, survolé d’étoiles, qui sont œuvre humaine, qui, exposé en ce sens jamais pressenti encore et par là effroyablement à découvert, va de tout son être au langage, blessé de réalité et en quête de réalité. »

Paul Celan

« Discours de Brême »

In Poèmes

Traduit de l’allemand par John E. Jackson

Éditions Unes, 1985

 

13:45 Publié dans Écrivains | Lien permanent

vendredi, 22 octobre 2010

Tita Reut

Bless

 

DSCN1325.JPG« Dieux vivants plus affreux que les dieux morts

mangeurs de réel

Insoutenables propriétaires

traqueurs de planches où vont tranquillement les pas

 

La voix touche les petits organes

le poids des cordes et des vessies   volume d’un timbre

l’ombre en nous d’un écho – le double son –

cette ombre qui est un mur produit par les boîtes et les crânes

où vient cogner   musique matérielle   un souffle

sans oxymore   notre invisible passerelle

 

Dieux de la perte absolue

du manque à voir et de l’absence de lire

de la victoire   de la victime   et du supplice nommés par la bouche du bouc

la tragédie répétée de la guerre

avec les masques bruns   ses casques enfouis

ses têtes enfoncées   ses yeux cuits dans la boue par l’orage

et le bouillonnement des matières froides sous l’incandescence du contre

 

Il n’a manqué aux hommes

que l’imaginaire de la mémoire »

 

Tita Reut

Péronne, la visite des ombres

Dessins de Arman

Dumerchez, coll. Regard, 2004

 

11:24 Publié dans Écrivains | Lien permanent

vendredi, 01 octobre 2010

Al Berto

al berto_foto.jpgChromo

 

nous arpentons le monde
en expérimentant la mort
des cheveux blancs des mots
nous traversons la vie avec le nom de la peur
et la consolation de quelque vin pour nous soutenir
l’urgence d'écrire
on ne sait à qui

le feu la sève des plantes infectées par les astres
la vie polycopiée et distribuée ainsi
par le biais de la langue… gratuitement
l’amère saveur de ce pays contaminé
les taches d'encre sur la bouche blessée des tigres de papier

tandis que je dors à la vitesse des pipelines
j’ébauche des chromos pour une collection de rêves lunaires
et au réveil… l’incohérente ville éprouve de la haine
envers celui qu’elle devrait aimer

le temps s’égoutte dans la musique silencieuse de cette mer
ah mon ami… comme j’envie cet après-midi de feu
où il te plaisait de mourir et de rentrer

Al Berto

Salsugem

Traduit du portugais par Michel Chadeigne & Ariane Wikowski

L’escampette, 2003

12:50 Publié dans Écrivains | Lien permanent

mercredi, 15 septembre 2010

CosmoZ

9782742793198.jpgCeux qui lisent ce blog avec régularité savent que les notes de lecture y sont rares. J’ai choisi de plutôt mettre le petit extrait de texte qui donne envie, c’est tout de même l’écriture de l’auteur qui prime plutôt que les longs discours. Mais parfois, le livre est rétif, il ne se plie pas aisément à l’extraction, on se dit alors qu’un seul morceau aussi bien choisi soit-il ne suffira pas, sans doute à tort. C’est pourquoi je prends le risque d’être le énième, de rabâcher, et je me lance dans le cyclone CosmoZ, un des livres qui m’a raconté le plus de choses en cette rentrée. Un évènement à mon sens.

D’emblée je le cale près de deux autres, dont il est parfois très proche – et cependant très éloigné –, que sont le Siècle des nuages de Philippe Forest (Gallimard) et Éclairs de Jean Échenoz (Minuit). Ces trois livres, chacun à sa manière, nous parlent du siècle passé, nous donnent des points de vue, ce qui n’est pas si courant (sans jeu de mot).

D’entrée j’y ai entendu (cf. le post du 13 septembre), les Hommes creux de Thomas Stearns Eliot et, au fur et à mesure de l’avancée de ma lecture, j’ai vérifié ce son comme si j’étais l’homme en fer blanc, comme si la voix d’Eliot passait par là, que je la captais avec de plus en plus  d’ampleur. Mais c’est la voix de Claro qui résonne, qui vibrionne , qui remue, brutalise parfois, malaxe… Dès lors, pris dans le tourbillon de cette langue en mouvement qui brasse large et construit par strates, le livre s’ouvre sur Dorothy, que nous connaissons tous à priori, puis va de l’ablation d’une tumeur de la langue de Franck Baum, au XIXe siècle, à un certain jour de 1956 devant un poste de télévision CT-100 où passe le Magicien d’Oz de Victor Fleming . Car de la fiction de Baum à celle de Claro les personnages se modifient et font même des incursions dans l’Histoire, traversent le siècle, ses soubresauts, ses drames, ses horreurs.

La violence des tranchées, les camps, la bombe atomique nous entrainent de trou noir en trou noir vers – dans – le magma du CosmoZ et la multiplicité des approches ne rend que plus dense, plus singulière, la façon de tracer le sillon du récit comme nous le propose Claro. Guère d’équivalences me semble t’il. Tant mieux.

CosmoZ vous attrape et ne vous lâche plus, c’est un monde vaste, plus vaste que le monde, un ultramonde et un inframonde : un métamonde, une féerie qui démantibule la féerie, en fait autre chose, une impossibilité à choisir entre fiction et réalité pour mieux se glisser dans chaque possible de chaque personnage et du personnage que devient le texte, le corps du texte emplissant ceux qui sont creux, les freaks, les inadaptés, les réfractaires, repoussant les manigances des magiciens et autres manipulateurs.

 

Claro

CosmoZ

14,5x24 ; 488 p. ; 22,80 €

Actes Sud, 2010

 

13:03 Publié dans Écrivains | Lien permanent