Philippe Lacoue-Labarthe
Non, je n’étais pas interdit, mais d’une indifférence sans limite : je pouvais mourir. »
printemps 2008, 29 €
Cahier Philippe Lacoue-Labarthe
(sous la direction de Philippe Choulet et d'Emmanuel Laugier)
Textes de :
Jean-Luc Nancy - Jean-Christophe Bailly
Philippe Choulet - Emmanuel Laugier
Michel Deutsch - Walter Benjamin - Hélène Nancy
Clemens-Carl Härle - Jean-Pierre Moussaron - Sylvie Decorniquet
Patrick Hutchison - Francis Fischer - Philippe Beck
Isabelle Baladine Howald - André Hirt - Bernard Baas
Dessin de François Martin - Mario et Federico Nicolao
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Philippe Lacoue-Labarthe
[ L’Afrique… (entretien)
“ Détroits ” - Hölderlin, deux poèmes de la folie
Traduction et histoire – Hölderlin (entretien)
La forme toute oublieuse de l’infidélité - Bye bye Farewell
D’un “désart” obscur, remarque sur Adorno et le jazz
Monogrammes X - Le Baudelaire de Benjamin : l’utopie du livre
Syberberg : de l’Allemagne après Hitler
Le cinéma comme relais de l’idée nationale
Logos et techné - De la clarté
Au nom de l’Europe - Éloge, sur Guy Debord
Phrase X ]
&
Le Simple
Emmanuel Laugier / Au Hasard Balthazar [Robert Bresson]
Guennadi Aïgui - Joël-Claude Meffre - Jean-Paul Engélibert / Les idiots [Lars von Trier] - Emmanuel Darley - André Hirt / Un cœur simple [Gustave Flaubert]- Mathieu Provansal
Bernard Sève - Eva Gerlach - Bruno Fran - Stéphanie Ferrat - Fabio Pusterla
« Les âmes des vivants et les âmes des morts sont de douces marionnettes. La chose la plus extraordinaire est que tu as compris que les marionnettes se font bouger les unes les autres. Chaque marionnette fait fonctionner d’autres marionnettes et ainsi de suite. Il n’y a pas de marionnettes sans importance pour les autres marionnettes. Tu as compris que tu es aussi une marionnette et tu cherches non pas à t’affranchir de l’état de marionnette, chose impossible, mais à ne pas utiliser cet état de fait et à le laisser s’atrophier par manque d’exercice. Chaque fois que la marionnette qui est en toi veut s’exprimer, tu t’abstiens de prendre position, tu t’éclipses, tu te retires, tu n’interviens pas et la marionnette se meurt dans sa soif inassouvie. »
Voici un livre surprenant et qui annonce la naissance d’un écrivain.
« Quand j’avais une journée devant moi, je me croyais habile à embrasser l’étendue, à écrire sous la menace, à vivre dans la peur… J’aimais une enfance pour écrire mon amour… J’ai dû écrire le mot deux ou trois fois, sans peur… Un peu de mort, sans peur, renforçait mes phrases… J’aurais voulu écrire jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne sous un nom… »
« Fort je reste, ayant souffert
David Gascoyne
Sonnet LXVI
« l’alphabet se demande
« Je fis un rêve ! Que peut-il vouloir dire ?
Malcolm Lowry
« Ainsi s’écouterait-on lire, jusque fort tard, dans la nuit, du fond de son oreille. À flotter et s’absorber épongeusement – comme seul un buvard sait le faire – au plus creux de ce que serait notre silhouette de lecteur. L’épelant en aveugle, du bout des doigts se la tâtant hâtivement en tête, la palpant dans sa découpe d’ombre.